22/02/2010

I) Le cancer du poumon : présentation de la maladie et du traitement.

 

 

I)Le cancer du poumon : présentation de la maladie et du traitement.

 

Avant de nous étendre sur le cancer du poumon, il nous faut avant tout savoir qu'est ce qu'un poumon.

Les poumons sont des organes très importants chez les être vivants. En effets ce sont ces derniers qui sont chargés d'effecteur l'échange entre les gaz vitaux : le dioxyde de carbone, pauvre en oxygène, expulsé du corps vers l'extérieur et l'oxygène importé par la respiration, nécessaire pour le métabolisme de l'organisme (effort musculaire, oxygénation du sang, etc).

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A) Présentation de la maladie.

 

1) Qu'est ce que c'est ?


Afin de trouver un traitement approprié à la maladie, il nous faut déjà expliquer les raisons de sa présence et comment elle opère. Le cancer en terme scientifique est "une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormale et anémique au sein d'un tissu normal de l'organisme". Concrètement qu'est ce que c'est ?

 

Il faut savoir que les cellules de notre corps sont en perpétuelle prolifération (mise à part les neurones) c'est à dire qu'elles se renouvellent plus ou moins rapidement. Exemple, après une blessure ouverte, votre peau ne reste pas ouverte, elle se referme petit à petit, ceci nous montre bien que de la peau est créee, et que par conséquent de nouvelles cellules se sont créees.

Un cancer intervient lors d'une modification inopinée de l'une des cellules. En effet la cellule va se multiplier, et en se multipliant elle va transmettre avec elle son défaut génétique.

 

 

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Ce schéma nous montre comment s'effectue la division cellulaire d'une cellule anormale, dite cancéreuse.

 

  • Peut-être êtes vous en train de vous poser la question "mais si les cellules meurent, alors les cellules cancéreuse devraient mourir et donc ne pas provoquer un cancer !"

Et bien la particularité des cellules cancéreuses c'est qu'elles ne meurent pas. Cela explique donc qu'elles grossissent et s'étendent peu à peu dans l'organe concerné, voire attaquent d'autres organes en plus de celui de départ !


 

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Ici, nous pouvons voir que le nombre de cellules cancéreuses est proportionnel en fonction du nombre de division cellulaire.


  • "Tumeurs, angiogenèse, métastases ? Qu'est-ce que c'est ?"

Ces trois mots correspondent à différentes phases de la progression du cancer :
Tout d'abord, les cellules cancéreuses vont se multiplier comme vu plus haut dans les tissus d'un organe, on appelle cela une tumeur. Elle sont de petites tailles (inférieures à 1 milliard de cellules), ce qui rend difficile sa détection.
Il existe deux types de tumeurs : les tumeurs bégnigne et les tumeurs malignes.
-Une tumeur bégnigne est le plus souvent sans gravité pour la santé de l'individu, en effet ce genre de tumeur ne peut donner de cellules filles, c'est à dire se diviser. Elle se présente sous la forme de boutons, verrues ou grains de beauté, ne présentant qu'un trouble estéthique et pouvant être enlévée.
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Tumeur maligne chez un chien



-Une tumeur maligne, contrairement aux tumeurs bénignes, peut engendrer des cellules filles et s'étendre dans l'organe jusqu'à le rendre mort ou bien elle peut se propager via le sang ou la lymphe.
Ensuite, vient l'angiogenèse : ce processus est caractérisé par la création et la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants. C'est ainsi que les cellules cancéreuses vont pouvoir être alimentées et survivre, mais aussi se répandre dans tout le corps grâce au réseau sanguin.
Enfin on appelle métastase les tumeurs qui, initialement contenues dans un organe, se sont déplacées dans tout le corps grâce au réseau sanguin et ont touché un autre organe. C'est ce qu'on appelle un cancer géneralisé. Exemple :
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Evolution d'un cancer, de la tumeur à un cancer métastasé.


Nous savons à présent à quoi correspond un cancer, néanmoins, notre première partie s'intéresse plus particulièrement au cancer du poumon.


2 ) Les caractéristiques du cancer du poumon.


  • Il faut savoir que le cancer du poumon est l'une des formes les plus fréquente de cancer : Pourquoi en est-il ainsi ?

Nous avons vu qu'un cancer est une dégénérescence de cellules inopinées, mais certains cancers peuvent être "déclanchés" par certains facteurs. C'est à dire que certaines substances (appelées substances cancerigènes) vont augmenter les chances d'être touché par le cancer. Un exemple de substance cancerigène est le tabac, en effet il est prouvé scientifiquement qu'un fumeur régulier augmente considérablement le risque de développement d'un cancer ! Néanmoins et contrairement aux idées reçues, la cigarette n'est pas la seule cause de cancer du poumon, nous pouvons citer des facteurs comme l'amiante, ancien matériau maintenant interdit servant à l'isolation des bâtiments, les rayons X et gammas, mais aussi un virus appellé papillomavirus qui touche les animaux particulièrement mais dont la cause  chez l'homme n'est pas encore totalement prouvé.

Virus du papillomavirus et effet de ce virus chez l'Homme.
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Une innocente cigarette renfermant de dangeureux produits.


  • Classification et évolution du cancer du poumon.


Le cancer du poumon prend son origine le plus souvent dans les cellules épithéliales des poumons. Il est donc par conséquent classé en tant que carcinome. On distingue deux type de carcinomes du poumon, dont les traitements diffèrents de l'un à l'autre. La première catégorie est la plus répendue des deux avec 80.4% de prédominace, il est appelé carcinome non à petites cellules. La seconde catégorie est appelé carcinome de poumon à petites cellules et à un taux de prédominece de 16.8%. La différence entre ces deux carcinomes est due à la localisation de la tumeur.
Comme expliqué plus haut, les stades du cancer du poumon sont caractérisés par le degré d'extension du cancer à partir de son site originel. Selon l'extension, le pronostique vital et le traitement du cancer peut changer. Le carcinome non à petites cellules possède une échelle d'évolution, allant du stade IA (lire un-A) à IVB (quatre-B), ce dernier étant le pire pronostique possible car il correspond à un cancer métastasé, le patient serait donc en phase terminale. Le carcinome du poumon à petites cellules est classé en deux catégories : soit limité s'il est est restreint à une moitié de la poitrine, soit extensif s'il est plus propagé.



  • Que veut dire exactement mourrir du cancer ?



Que se passe-t-il exactement lorsqu'une personne meurt du cancer du poumon ?
Les poumons comme indiqué plus haut sont les organes responsables de la respiration, sans respiration il est donc impossible de vivre, mise à part avec une machine. Peu à peu et selon l'avencée du cancer, apparaissent des insuffisances respiratoires ( difficultés pour respirer, souffle haché ), d'autres symptômes peuvent intervenir aussi, ainsi lors d'un cancer métastasé s'étendant aux autres organes, l'accumulation de substances toxiques qui sont normalement filtrées par les reins et le foie se retrouvent dans l'organisme et provoquent un empoisonnement.


3) Les chifffres du cancer du poumon et du cancer en géneral.


Nous avons vu que l'une des substances les plus cancerigènes pour les poumons est le tabac :
Dans cette étude statistique, nous allons mettre en parallèle le nombre de fumeurs ainsi que le nombre de cancers repertoriés. L'étude de cas se fera à l'échelle mondiale et française.


  • Quelques chiffres sur le tabagisme.
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Pourcentage de fumeur selon l'âge.

-100 milliards de cigarettes sont fumées chaque année.

-Près de 50% des personnes âgées de 18 à 34 ans fument.

-37% des adolescents de 11 à 15 ans fumeurs estiment ne pas pouvoir se passer de cigarette.

-90% des cancers du poumon sont provoqués par le tabac.

 

 

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Différence entre le nombre de cancers diagnostiqués chez des non-fumeurs et des fumeurs.


-Seuls 3 à 5 % des fumeurs qui ont essayé d'arrêter de fumer sans aucune aide réussissent à passer le cap des 12 mois.

(d'après le site Santé-Médecine.net)

 

Que nous apprennent ces chiffres ? Il est évident que souvent la première cigarette à lieu à l'adolescence, et c'est à cette époque que l'individu va prendre l'habitude de fumer. Lorsque l'on commence jeune et que l'on continue à l'âge adulte, non seulement les chances d'arrêter de fumer sont de plus en plus faibles avec l'âge, mais on augmente aussi considérablement les chances de developper un cancer !

 

 

  • Quelques chiffres sur le cancer du poumon et les cancers en géneral.

 

Dans le monde, près de 10 millions de personnes sont touchées par le cancer. Presque la moitiée des cas repertoriés viennent d'Asie ! En France, les cancers sont la première cause de mortalité pour les hommes et la seconde pour les femmes. En 2000, 278 523 personnes on été diagnostiquées pour un cancer et 150 045 personnes en sont mortes.

Alors que chez les femmes le cancer du sein, colo-réctale et de l'ovaire sont plus fréquents, chez les hommes ce sont les cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx) qui sont les plus généralisées, comme en témoignent ces deux graphiques :

 

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Pourcentage des types de cancer diagnostiqué en fonction des années ches les hommes.
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Pourcentage des types de cancer diagnostiqué en fonction des années ches les femmes.

 

Intéressons nous maintenant plus particulièrement au cancer du poumon :

Le premier constat est effectué est l'âge moyen des malades, qui est de 64 ans selon une étude faites en 2000 en France. Ensuite nous pouvons observer une augmentation des diagnostiques de cancer du poumon chez la femme en France. Le pourcentage de femmes touchées a augmenté de 30% entre 1993 et 2000, passant de 11% à 16%. Ce sont des résultats à prendre très au sérieux quand on pense que des experts prédisent que ce cancer pourrait devenir le cancer le plus répendu chez les femmes d'ici 2020.

 


Conclusion : Dans cette première grande partie, nous avons tenus à présenter la maladie et la place qu'elle tient dans notre société afin que vous puissiez mieux comprendre les moyens de traitements ainsi que les innovations de ces dernières années.

 

 

B) Dépistage et traitements .

 

 

1) Prévention, dépistage et diagnostic du cancer du poumon.

 

  • Comment prévenir ?

 

Comme le proverbe dit : "il faut mieux prévenir que guérir". En effet, d'une part les coûts de prise en charge d'un patient pour un traitement cancérologique sont beaucoup plus élevés qu'une campagne publicitaire incitant les gens à prendre soin de leur santé, ou à consulter leur médecin pour arrêter de fumer ; d'autre part une campagne de prévention permet la transmission d'informations par spots publicitaires chocs ou de témoignages de personnes atteintes de cancer. La prévention a donc pour but de réguler la quantité de fumeur, et donc de cancers potentiels, en décourageant les personnes, surtout les adolescents à ne pas commencer à fumer ou bien de stopper tant qu'il en est encore temps.


Vous pourrez trouver ici une publicité anti-tabac du Ministère de la Santé publique Française, et une publicité Américaine, notez les caractère dramatique et choquant de la publicité visant à marquer les ésprits. (Il est impossible d'afficher directement les vidéos sur le site). En France, la mise en garde "FUMER TUE" est apparue sur les paquets de cigarette. Dans d'autres pays ces inscriptions ont été remplacés par des images chocs.

 

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Campagne anti-tabac.


Des centres anti-tabacs sont apparus en masse ces quelques dernières années, aidant les fumeurs à arrêter de fumer en leur procurant un soutient moral, ainsi que des substituts à la nicotine.

 

Il existe aussi des risques non négligeables de développer un cancer du poumon lors de l'exercice de son métier. On relève un nombre important de personnes malades dans les métiers suivants : personnes soumises aux radiations, travaillant dans les industries chimiques ou dans les mines de charbon. Ceci confirme bien que le cancer du poumon est un cancer environnemental et qu'il a un vaste domaine d'action et de matières cancerigènes.

 

  • Quels moyens pour le dépister ?

 

Le dépistage s'effectue de deux façons. La première est l'observation de symptômes chez le patient, symptômes qui pour le cancer du poumon se manifestent très tard alors que la tumeur a déja bien évolué, par une toux irritative persistante, des expectorations sanglantes (toux plus crachat de sang) des difficultés à respirer, de la fièvre ainsi qu'une grande fatigue et une perte d'appétit. Le cancer du poumon, étant un cancer qui souvent va se métastaser, peut survenir à des douleurs dans le cou, ou des troubles de la déglutition, indiquant que la maladie s'est propagée dans l'oesophage. Néanmoins, la plupart des cancers du poumon sont diagnostiqués lors de simples contrôles radiographiques de la cage thoracique, en effet il n'existe pas de tests cliniques (contrairement aux cancers du sein, du col utérin, de la peau, du colon, du rectum et de la prostate). Quels sont alors les moyens de confirmer la présence de cancer mise à part une radiographie ? Il est possible d'éxaminer des sécrétions bronchiques, de faire un bronchoscopie ainsi qu'une biopsie pulmonaire (prélèvement de tissu du poumon).

 

  • Établir un diagnostic.

 

A partir du diagnostic, le médecin va pouvoir prévoir quel type de traitement administrer au patient. En effet comme nous l'avons vu plus haut, il existe plusieurs stades à un cancer. Lors du diagnostic, la définition du stade du cancer à traiter est donc primordial. Pour cela à l'aide une radiographie et d'une IRM on va repérer les tâches blanchâtres qui indiquent la présence d'une tumeur. Plus la tâche blanche est importante, plus la tumeur est étendue et donc plus le prognostic vital est engagé. Les traitements en fonction du stade de la maladie seront abordés plus tard. Il faut savoir qu'un patient dont le cancer a été diagnostiqué tôt aura un traitement plus efficace. La rapidité et la qualité du premier diagnostique et du premier traitement influe d'une façon non négligeable sur la maladie.

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Sur la photo de gauche, une radiographie du thorax, la tâche blanche indique un cancer du poumon.

Sur la photo du milieu, les tâches blanches dit en bulles ou en ballon indiquent un cancer métastasé.

Sur la photo de droite enfin, une IRM du thorax, la masse à gauche indique un cancer du poumon gauche.

 

2) Les traitements du cancer.

 

  • Quels  sont actuellement les traitements proposés aux patients ?

 

Précisons tout d'abord qu'en médecine, l'échelle de l'histoire des traitements est spécifique. En effet, si nous suivons la "vie" d'un traitement il peut s'écouler 20 voir 30 années entre la découvrete de ce traitement et l'obtention de résultats significatifs sur des malades.

 

Après le diagnostic du cancer un traitement va être proposé, il se compose souvent d'une opération, suivie d'une radiothérapie et d'une chimiothérapie. Quels sont ces traitements et quels point positifs et négatifs ont-ils sur le traitement du patient ?

 

 

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Lobéctomie lors d'une opération chiurgicale visant à retirer une partie cancereuse du poumon.

 

Radiothérapie : méthode de traitement utilisant des rayonnements ionisants, cette méthode est utilisée pour des cancers locaux. Il existe trois types de radiothérapie : la radiothérapie curative qui a pour but de stériliser définitivement toutes les cellules cancéreuses de la zone de traitement, afin d'obtenir la guérison du cancer ; la radiothérapie palliative, qui a pour but de freiner l'évolution du cancer et enfin la radiothérapie symptomatique qui a pour but de soulager les symptômes majeurs (douleur, hémorragies).On envoie des rayons radioactifs (ionisation) sur la tumeur cancéreuse de l'extérieur du corps grâce à une machine.

Il s'agit d'un traitement très fréquent puisque utilisé pour la moitié des cancers. Des effets secondaires peuvent avoir lieu, mais ils sont moindres que lors d'une chimiothérapie.

 

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Appareil à radiographie.

Chimiothérapie : La chimiothérapie peut être donnée dans l'intention de guérir ou bien elle peut viser à prolonger la vie ou pallier certains symptômes, en effet cette méthode a une action moins généralisé que la radiothérapie et a donc pour principal but de contenir l'évolution du cancer. Il s'agit encore d'une thérapeutique expérimentale, nécessitant un recueil précis d'informations, afin de permettre une optimisation de son utilisation, car selon le type de cancer et le stade d'avancement, le dosage n'est pas égal. Généralement le traitement se fait par intraveineuse et le produit injecté aura pour but de tuer les cellules souches, c'est à dire les cellules qui se reproduisent indéfiniment (cheveux, sang, etc). Une fois ces cellules mortes, il ne peut se reproduire d'autres cellules et donc lors d'un cancer, les cellules dégénératives ne peuvent se reproduire et évoluer.

 

  • Traitements actuel pour le cancer du poumon :

 

Cancer à petites cellules

On propose habituellement une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. Ce type de cancer répond très bien à la chimiothérapie, mais les rechutes sont malheureusement fréquentes. Les traitements permettent de réduire la taille du cancer, de ralentir sa croissance tout en prévenant les métastases. Ils durent en général quelques semaines ou quelques mois, avec des arrêts pour permettre au corps de récupérer.

En cas de métastases, la radiothérapie sera administrée à l’endroit où elles sont logées.

La chirurgie est rarement utilisée pour traiter le cancer du poumon à petites cellules.

 

Cancer non à petites cellules

On a recours à la chirurgie lorsque la tumeur est localisée et peut être retirée de façon sécuritaire. Le chirurgien fera l’ablation d’une petite partie du poumon (résection cunéiforme périphérique), soit un lobe entier (lobectomie), soit un poumon en entier. Cela ne nécessite que quelques jours d’hospitalisation, mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Au besoin, un programme de réadaptation peut aider à ce que le patient retrouve l’amplitude de mouvement dans le thorax et le bras et sa pleine capacité respiratoire. Avec le temps et grâce aux exercices de respiration, le tissu pulmonaire en place prend de l’expansion et le souffle s’améliore.

Parfois, on combine la radiothérapie ou la chimiothérapie à la chirurgie afin de prévenir une rechute.

Chez les personnes qui reçoivent le diagnostic de cancer à un stade avancé, il est souvent trop tard pour que la tumeur soit retirée par chirurgie. Le médecin propose alors la chimiothérapie ou la radiothérapie afin de ralentir la croissance du cancer. Ces traitements peuvent prolonger la vie. Ils provoquent cependant des effets indésirables. Pour plus de détails, consultez la fiche Cancer - vue d’ensemble.

 

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Graphique montrant le traitement selon les phases du cancer.


  • Quels sont les traitements dit "innovants" ?

 

 

 

Brûler la tumeur : On peut désobstruer une bronche envahie en brûlant la tumeur à l'aide d'une sonde coagulante, qui réalise une thermocoagulation ; ou d'une sonde laser en passant dans la bronche grâce à un endoscope.

 

 

La chirurgie au laser : Le laser ne remplace pas la chirurgie, la radiothérapie ni la chimiothérapie dans le traitement du cancer du poumon, mais il peut être utilisé comme complément à ces traitements. On a habituellement recours à la chirurgie au laser dans les cas de cancer du poumon au stade avancé afin de soulager les symptômes ou de dégager une obstruction des voies aériennes. Elle peut également permettre de détacher une tumeur qui bloque les voies aériennes principales et qui rendent la respiration difficile. L’intervention est pratiquée par le biais d’un tube flexible que l’on insère dans la gorge (bronchoscopie). On administre un anesthésiant ou un sédatif avant la chirurgie et parfois des analgésiques par la suite.


Les techniques suivantes sont dites moins invasives :


La cryochirurgie : consiste à introduire par la trachée une sonde dans la bronche jusqu'à la lésion  afin de détruire la tumeur à l’aide de protoxyde d’azote atteignant une température de -30°Celsius.


La thérapie photodynamique : utilise des substances excitables par un flux lumineux. Toutes les pathologies liées à une croissance tissulaire rapide peuvent bénéficier de cette nouvelle technique.

Principe : les cellules qui se multiplient rapidement exigent plus de "nourriture" que les autres, en l’occurrence, la substance photosensible. Après administration, celle-ci se concentre donc de préférence dans ces cellules. Un rayon de lumière est dirigé avec une grande précision sur le tissu atteint et comme la substance active s’accumule sélectivement dans les cellules pathologiques, la thérapie photodynamique est un procédé hautement sélectif : les dégâts causés au tissu normal avoisinant sont infimes..


Conclusion : les traitements dit innovants sont encore en phase d'étude ou d'essai, mais représente un avenir certains dans le traitements des cancers tant par leur chance de guérire que par leur inconvénient vis-à-vis des patients (dangerosité, effets secondaires). Les traitements habituels restent néanmoins pour le moments les meilleurs moyens de traiter, de guérrire et de soulager le cancer.